Noveling Life

Univers D'Un Apprenti Conteur – Alsem WISEMAN

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Quid de INTIKA et du défi des sémaines?

vendredi 29 juin 2012

Ces derniers temps je suis relativement satisfait en ce qui concerne ma vie de scribouilleur puisque j’arrive à nouveau à écrire de manière plus régulièrement même si on reste bien loin des statistiques des années 2006-2007.

Cela dit, j’ai tout de même changé ma manière d’écrire et d’approcher le processus créatif, j’ose espérer que c’est une évolution, un changement dans le bon sens. Pour mon roman en cours de rédaction, INTIKA, je n’ai pas beaucoup avancé à proprement parlé au niveau de l’intrigue, mais bien plus au niveau de la structure et de la planification. Et si j’ai lamentablement échoué dans le défi que je m’étais lancé, il m’a néanmoins permis d’étendre ma vision du monde d’INTIKA, et appréhender mieux son folklore avec les mythes et les légendes qui joueront un rôle important dans le roman principal. J’espère à terme concocter une dizaine de nouvelles plus ou moins indépendantes qui permettront d’étayer certains détails du roman.

Comme ce travail de structuration et de planification n’est pas toujours aussi fun que le processus d’écriture simple tel que j’y suis habitué, je me suis lancé dans un petit projet parallèle dont je vous donnerai des nouvelles très bientôt, mais qui me permet de me changer les idées de temps à autre. C’est la rédaction d’un poème épique, en univers post-apocalyptique, en cinq actes. Il avance bien et devrait être clôturé durant ce mois de juillet.

D’ici-là, portez-vous bien. Et pour ceux qui écrivent, profitez des vacances pour réveiller vos muses! ^_^

 

INTIKA, le défi _ une semaine – une nouvelle

jeudi 26 janvier 2012

Puisque j’ai remarqué que je n’avance pas beaucoup dans mon roman, entre autre par manque de temps, mais aussi, avec le temps qui passe par une sorte de déconnexion de cet univers que je côtoie de moins en moins.

L’histoire en pâtit évidemment et stagne. Pour me redonner de la pêche, ou du moins relancer mon imagination, je me lance un défi qui durera douze semaines et pour chacune d’elle il me faudra parvenir à clôturer une nouvelle dans le monde d’Intika. Peu importe sa longueur, qu’elle soit anecdotique ou un prélude, je ne m’impose pas une taille précise, mais il faudra qu’elle respecte bien l’idée de complétude.

A priori, elles n’auront pas un rapport direct avec Puka Inti, le personnage principal, mais s’attarderont plutôt sur l’univers lui-même, sa cosmogonie, ses civilisations etc la pléiade de personnages secondaires…

Je publierai chacune de ces nouvelles sur ce blog, et serai bien sûr content de vos retours. Et si tout se passe comme prévu, je ferai en fin de défi un recueil epub qui réunira l’ensemble des textes.

L’Universalité

lundi 26 février 2007

Quand l’Auteur s’exprime, parlons d’Universalité

Définitions de universalité, nom féminin


[Vieux] Totalité, ensemble d’êtres, de choses.

[LOGIQUE] [PHILOSOPHIE] Caractère de ce qui est universel, qui concerne la totalité des individus d’un groupe, ou qui est regardé sous son aspect de plus grande généralité. L’universalité de la mort, de la maladie.

Caractère d’une proposition universelle.

Caractère d’un esprit universel, complet. L’universalité de Léonard de Vinci.

Caractère de ce qui est relatif à l’ensemble des êtres humains, à l’ensemble des membres d’une société, de ce qui s’étend à toute la planète. L’universalité d’un roman, du malheur. L’universalité des soins de santé.

Flexion

f. s.

universalité

f. pl.

universalités


Indice de fréquence : 50

rare

fréquent

Comme vous l’avez compris, l’universalité est un principe intégrateur. J’en parle par rapport à la littérature simplement parce que j’ai remarqué, d’après ma propre expérience de scribe et de lecteur, que parfois les auteurs oublient ce principe primordial.

En effet, à moins d’écrire un journal intime ou encore un livre codé à l’intention de ses confrères membres d’un cercle occulte, le premier souci d’un écrivain devrait être celui de se faire comprendre. Et par le plus grand nombre si possible.

Ce problème inclut donc, que dans son processus de création, l’auteur devra, à un moment ou un autre, faire des concessions par rapport à ses choix d’expression ou encore à ses idées « tordues » qu’Il est Le Seul à comprendre. Ceci ne veut en aucun cas signifier qu’il lui faut tuer son art au profit de la simplicité, mais plutôt rendre accessible la complexité de cet art.

En plus bref, l’auteur doit, lorsqu’il écrit, entreprendre un jeu de personnification complexe, qui l’entraine à se mettre à la place du lecteur, et se demander : « est-ce que sans avoir spécialement le même background que moi, une autre personne pourrait-elle être touchée par cette histoire ? Y existe-t-il assez de repères universels ? Ou encore existe-t-il assez de repères dans mon monde intérieur (d’écrivain) par rapport au monde réel ? »

Ces questions apparemment anodines, on se les pose, toujours— enfin, je crois, du moins on devrait —, inconsciemment ou pas.

Si l’on prend l’exemple de Lewis Caroll et son Alice, on se rend compte rapidement que son monde « absurde » ou « illogiquement logique » foisonne d’une infinité de références en rapport aux choses ayant cours à son époque.

« Le livre foisonne d’allusions satiriques aux amis de l’écrivain et aux leçons que les écoliers britanniques devaient mémoriser à l’époque » cf. wikipédia

Donc lorsqu’il nous arrive l’envie en tant qu’auteur de s’amuser en écrivant des choses qui sont des clins d’œil à nous-même— ce genre de choses dont un auteur peut dire : « ça c’est de l’ironie que moi seul peux comprendre » —, il faut toujours veiller à les rendre le plus accessible possible. Il faut bien que cette ironie soit devinée tout de même, sinon l’écrire n’en vaut pas la chandelle. Puisqu’en définitive, il existe entre auteur et lecteur une sorte de jeu mutuel de camouflage et dévoilement de sens qui fait l’intérêt du livre. Or si ce jeu devait s’avérer vide de sens à la toute fin pour le lecteur, il n’y gagne rien, pourquoi donc lire le livre ?

Arriver à transmettre ce que l’on veut dans ses écrits, revient donc à la maîtrise de ce processus. C’est à ce moment, à mon avis, que l’on peut sans crainte se nommer « écrivain » puisqu’on réussit le tour de force d’agencer clairement et simplement même ses idées les plus complexes !

Cependant, si j’ai dit qu’il faut écrire ses textes en en tenant compte des autres, je dis aussi l’inverse, il faut écrire en tenant compte de soi. C’est un paradoxe en apparence, mais rien n’est plus vrai. Voilà l’équilibre que doit en tout temps chercher l’auteur!

Très humblement,

Votre serviteur, Alsem, universellement vôtre…