Noveling Life

Univers D'Un Apprenti Conteur – Alsem WISEMAN

Archives de la catégorie ‘Écriture’

La question identitaire des personnages

samedi 28 mars 2009

Identité, nom féminin :

§ Caractère permanent et stable d’un individu, d’un groupe.

§ Ensemble des données de fait et de droit qui permettent d’établir qu’une personne est bien ce qu’elle prétend être.

Lorsqu’on rédige un récit, il me semble de plus en plus évident qu’il convient de réfléchir au préalable aux grandes lignes qui régiront celui-ci. Et l’un des points clefs à prendre en compte, c’est bien entendu les personnages.

Certains auteurs d’ailleurs n’y vont pas de main morte, fiche de personnages, avec habits, couleur des yeux et de cheveux, pouvoirs, etc. On pourrait vite tomber dans le jeu de rôles…

Si cette manière de faire est vivement pratique, il convient de constater qu’elle n’est pas suffisante.

Rendre un personnage crédible ressort soudain presque du domaine de l’impossible. Comment en effet donner une griffe (marque de fabrique) à un personnage sans que cela ne soit trop convenu. Du genre, il répète le même mot à chaque fin de phrase. Ou encore il déstabilise avec son regard d’acier.

L’idée est bien entendu de parvenir à travers les descriptions, dialogues et actions, à faire ressortir un ensemble cohérent qui définisse l’identité du ou des personnages.

Aussi, il faut toujours se rappeler que la cohérence n’exclut pas la complexité.

Si vous, auteur, en tant que personne, vous plaisez à croire que vous êtes unique dans le monde, au conglomérat de votre look, votre personnalité, votre vécu et vos affinités, un premier pas vers la manière de cerner un de vos personnages, serait peut-être d’essayer de vous cerner vous-même.

Je ne doute pas que l’exercice s’avérera difficile…

Cette approche donne, à mon sens, une autre perspective et qu’importe le genre d’histoire qu’il nous prend de raconter, il devient un peu moins probable de tomber dans ce manichéisme basique où chaque personnage est rien de plus qu’ébauché et surtout catalogué (bon/méchant). De même, si l’on cherche à pousser ce raisonnement plus loin, on en arrive également à vouloir abolir l’autre manichéisme, plus subtil celui-là, puisque tout y transparait en nuance de gris. C’est un raccourci que j’ai vu pris dans beaucoup d’ouvrages et qui m’a plus d’une fois fait sourire, car il n’est pas aussi facile de tromper le lecteur.

Si l’idée de départ, comme dit plus haut est de créer et mettre en scène des personnages authentiques, il ne suffit absolument pas de peindre en quelques lignes leurs qualités et y ajouter quelques défauts pour faire bonne mesure. Tracer des personnages au moral, ou au tempérament flou en espérant ne pas tomber dans l’évidence n’est pas vraiment une sauce en soit qui permette de réussir ses personnages.

Les enjeux de l’histoire, les raisons derrière chaque action, les tenants et les aboutissants sont la sève dans laquelle l’auteur doit aller tirer l’essence de ses personnages. En voulant reprendre, un formule de psychologie primaire, il convient d’essayer de construire un équilibre entre l’innée et l’acquis pour chaque personnage, trouver les raisons de leur comportement non seulement dans leur être propre mais aussi par rapport aux circonstances qui les encadrent.

Le génie se révèle alors lorsque, d’une manière ou d’une autre, l’auteur arrive à faire deviner plus de profondeur à son personnage, établir une ambiance qui le définit. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, il est bien évidemment impossible de décrire de manière exhaustive une personne quelle qu’elle. D’ailleurs, l’exercice en vaut-elle vraiment la chandelle ?

Rétrospective et projection

vendredi 20 février 2009

Rétrospective et projection sous le regard indulgent de Robert!

Bien plus tard que la plupart de mes camarades de la scribouille, je me mets également à jour et sacrifie à la traditionnelle farandole de bonnes résolutions. N’ayez crainte, je ne compte nullement vous assommer avec l’acompte des joies et vicissitudes de ma vie personnelle. Nous allons bien sûr nous limiter à la littérature.

Grâce à la magie de l’hyperlien, j’ai pu tomber un peu par hasard sur le blog d’un certain Tonton Beorn, très intéressant par ailleurs, mais que je n’ai eu que le temps de survoler pour l’heure. Un article m’y a pourtant scotché (Vous croyez que c’est facile, qu’il suffit de savoir lire et écrire ?) et qui parle de la naïveté bien nécessaire que l’on a tous, je pense, lorsqu’on se lance dans cette activité aux joies et aux douleurs insoupçonnées qu’est l’écriture.

Ça tombait bien puisque j’étais en pleine période d’analyse synoptique de mon Œuvre (en toute modestie, bien entendu) afin de voir son évolution et de dégager des voies d’avancement.

Avec trois romans en cours sur le dos, dont l’un qui pour toutes les qualités que je lui trouve reste bien kilométrique (le fameux piège de la multilogie, oui, compatissez ^_^) et deux autres entamés dans le feu de l’inspiration sans avoir formellement dressé ces lignes directrices dont parle tata Syven dans les fameuses Aventures de Robert, il était temps de faire le point, surtout après une si longue pause sans vraiment écrire. 

J’avoue avoir eu le bon réflexe, celui d’aller inspecter la blogosphère pour voir comment les autres, bon gré mal gré, arrivent à s’en sortir. C’est ainsi que je tombe sur la version 2 des Aventures de Robert et je les ai littéralement happés. Sans grandiloquence et avec beaucoup d’humour, les ennemis de l’Écrivain sont dénoncés et maîtrisés. Et l’on en sort sinon motivé, tout à fait éclairé.

Du coup, décision logique après lecture de ces avis judicieux, pas de rédaction à proprement parler avant d’établir pour chaque projet, les lignes directrices et un scenario complet…

Il y a donc du travail, mais je pense sincèrement pouvoir gagner par la suite en efficacité.

Pour ceux d’entre vous qui lisent ces lignes et qui suivait sur mon ancien blog, le roman Allégeance, voici en gros l’explication de ce retrait. Cette nouvelle manière de travailler me rendra difficile de continuer à le publier sur le web de manière épisodique. Je compte néanmoins vous tenir au courant des avancements. Et pour ceux qui seraient vraiment intéressés, peut-être trouverais-je parmi vous ces fameux bêta-lecteurs ! ^_^

Anthologie Pouvoirs et puissances

jeudi 29 janvier 2009

J’ai eu la chance d’avoir mon texte retenu (Bémol tragique ou la fin du chantre) pour cette anthologie à paraître aux éditions Sombres Rets vers octobre 2009 selon les prévisions.
Une histoire de poètes (aèdes) un peu spéciaux… je ne dis que cela pour pas vous gâcher la surprise, en tout cas si vous êtes piqués de curiosité pour cet ouvrage avenir, vous pouvez dès à présent trouver la liste des présélections sur le site de Sombres Rets
Quant à moi, je retourne aux joies des corrections.
Je prévois une petite pause littéraire ce weekend, avec la foire du livre de Bruxelles , je vous conterai plus tard mes impressions,

Bonne après-midi à tous…

She wasn’t pretty but kind of heart

mercredi 28 janvier 2009

She wasn’t pretty but kind of heart
Wasn’t interested, neither was I, still it hurts
The moon looming over our heads
We parted, tears threatening to burst

I Have No Dream

mardi 29 janvier 2008

I have no dream of peace, love or happiness
I have no wish to hold in this utter darkness
I have no time to waste on wanting
I am past fear and past caring
I have no dream
That’s my only regret
I have no realm
That is left to forget
I’m but a shell of what I should be
My answer is to be and somehow not be

Song of the Lost

Soleil et Apocalypse

lundi 28 janvier 2008

Horizon d’azur couvrant le champ d’Arès
Où Les corbeaux butinent déjà avec paresse
Et le soleil joyeux dilapide sa lumière
Oublieux de la beauté qu’il prodigue à l’enfer

Humeur folâtre

jeudi 27 décembre 2007

Humeur folâtre
Le feu dans l’âtre
Crépite, jaunâtre
Loin des eaux saumâtres

She shot me down

vendredi 31 août 2007

I’m just so grateful to Sir Hannibal. Thanks to his ever amazing talent, I was inspired to write this short note down. Hope you’ll enjoy it. And be sure to pay a little visit to my fellow artist’s page by clicking on the picture…
See you soon folks, I hope to update Noveling Life more regularly from now on ^_^


Shot me once with her eye
Shot me twice with her heart
Shot me trice with her mind
And I didn’t mind the gun

I stood up once with a lie
And after that it just hurt
I realized my soul was bind
Trust me, it wasn’t for the gun

And now that I am sure as hell to die
Looking at her from the cold earth
There’s no regret in neither heart nor mind
She’s just so beautiful with that gun

L’Universalité

lundi 26 février 2007

Quand l’Auteur s’exprime, parlons d’Universalité

Définitions de universalité, nom féminin


[Vieux] Totalité, ensemble d’êtres, de choses.

[LOGIQUE] [PHILOSOPHIE] Caractère de ce qui est universel, qui concerne la totalité des individus d’un groupe, ou qui est regardé sous son aspect de plus grande généralité. L’universalité de la mort, de la maladie.

Caractère d’une proposition universelle.

Caractère d’un esprit universel, complet. L’universalité de Léonard de Vinci.

Caractère de ce qui est relatif à l’ensemble des êtres humains, à l’ensemble des membres d’une société, de ce qui s’étend à toute la planète. L’universalité d’un roman, du malheur. L’universalité des soins de santé.

Flexion

f. s.

universalité

f. pl.

universalités


Indice de fréquence : 50

rare

fréquent

Comme vous l’avez compris, l’universalité est un principe intégrateur. J’en parle par rapport à la littérature simplement parce que j’ai remarqué, d’après ma propre expérience de scribe et de lecteur, que parfois les auteurs oublient ce principe primordial.

En effet, à moins d’écrire un journal intime ou encore un livre codé à l’intention de ses confrères membres d’un cercle occulte, le premier souci d’un écrivain devrait être celui de se faire comprendre. Et par le plus grand nombre si possible.

Ce problème inclut donc, que dans son processus de création, l’auteur devra, à un moment ou un autre, faire des concessions par rapport à ses choix d’expression ou encore à ses idées « tordues » qu’Il est Le Seul à comprendre. Ceci ne veut en aucun cas signifier qu’il lui faut tuer son art au profit de la simplicité, mais plutôt rendre accessible la complexité de cet art.

En plus bref, l’auteur doit, lorsqu’il écrit, entreprendre un jeu de personnification complexe, qui l’entraine à se mettre à la place du lecteur, et se demander : « est-ce que sans avoir spécialement le même background que moi, une autre personne pourrait-elle être touchée par cette histoire ? Y existe-t-il assez de repères universels ? Ou encore existe-t-il assez de repères dans mon monde intérieur (d’écrivain) par rapport au monde réel ? »

Ces questions apparemment anodines, on se les pose, toujours— enfin, je crois, du moins on devrait —, inconsciemment ou pas.

Si l’on prend l’exemple de Lewis Caroll et son Alice, on se rend compte rapidement que son monde « absurde » ou « illogiquement logique » foisonne d’une infinité de références en rapport aux choses ayant cours à son époque.

« Le livre foisonne d’allusions satiriques aux amis de l’écrivain et aux leçons que les écoliers britanniques devaient mémoriser à l’époque » cf. wikipédia

Donc lorsqu’il nous arrive l’envie en tant qu’auteur de s’amuser en écrivant des choses qui sont des clins d’œil à nous-même— ce genre de choses dont un auteur peut dire : « ça c’est de l’ironie que moi seul peux comprendre » —, il faut toujours veiller à les rendre le plus accessible possible. Il faut bien que cette ironie soit devinée tout de même, sinon l’écrire n’en vaut pas la chandelle. Puisqu’en définitive, il existe entre auteur et lecteur une sorte de jeu mutuel de camouflage et dévoilement de sens qui fait l’intérêt du livre. Or si ce jeu devait s’avérer vide de sens à la toute fin pour le lecteur, il n’y gagne rien, pourquoi donc lire le livre ?

Arriver à transmettre ce que l’on veut dans ses écrits, revient donc à la maîtrise de ce processus. C’est à ce moment, à mon avis, que l’on peut sans crainte se nommer « écrivain » puisqu’on réussit le tour de force d’agencer clairement et simplement même ses idées les plus complexes !

Cependant, si j’ai dit qu’il faut écrire ses textes en en tenant compte des autres, je dis aussi l’inverse, il faut écrire en tenant compte de soi. C’est un paradoxe en apparence, mais rien n’est plus vrai. Voilà l’équilibre que doit en tout temps chercher l’auteur!

Très humblement,

Votre serviteur, Alsem, universellement vôtre…

He did not flinch

lundi 19 février 2007

He did not flinch
Not by an inch
In his eyes, pride
So much for a ride
He wasn’t great
Not even right
But I cannot hide
Without a lie
That he was grateful
And to himself faithful
He accepted the deed
Not rejecting what he did
And for all my despite
My awe shan’t have respite
Cause facing his doom
In that closed room
He did not flinch
Not by an inch